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Marie-Thérèse Pontier – Hypnothérapeute en Isère

«La plus grande découverte de notre génération a été de s’apercevoir qu’un homme peut changer sa vie en modifiant sa façon de penser» – Williams James

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Le terme “hypnose” désigne à la fois un état particulier de conscience et l’ensemble des techniques utilisées pour parvenir à cet état de conscience. Afin de ne pas confondre les deux désignations, il est de coutume de laisser le terme en minuscule pour parler de l’état de conscience (“hypnose”) et de mettre une majuscule au mot lorsqu’on parle de la technique (“Hypnose”).

Historiquement, l’Hypnothérapie est née d’un modèle médical, sous l’influence des Professeurs Bernheim et Charcot, à la fin du 19e siècle. Leurs questions étaient : “qu’y a-t-il de cassé ? que doit-on réparer ?“. Ainsi, l’Hypnothérapie fut-elle longtemps tournée vers les problèmes et le passé. Aujourd’hui, en Nouvelle Hypnose comme en Hypnose Humaniste, nous nous laissons le choix de travailler avec le passé, le futur, ou tout simplement avec les évènements présents, et pas forcément de manière centrée sur les problèmes (“thérapie orientée solution”) !

Quelques exemples de cas traités par l’hypnose

En cas de problèmes de couple, familiaux ; phobies : claustrophobies et agoraphobies, phobie sociale, peur des ascenseurs, du train, de l’avion, de l’eau…, dépression, anxiété, crises de panique, stress et mal-être, migraines, insomnies, cauchemars, troubles obsessionnels et du comportement ainsi que certains symptômes : paralysie, cécité, surdité, aphonie, amnésie, dysphagie, tics et bégaiements…, manque de confiance en soi, réorientation professionnelle ou personnelle, entraînement à la concentration, à la performance : sport, études, examens ; définition d’objectifs ; préparation préopératoire : accouchement sans douleur, dentisterie, arrêt du tabac, perte de poids, gestion de la douleur,…

Dans tous les cas, il s’agit de soigner la personne.

sources : IFHE

Vous trouverez ci-dessous les définitions des 3 formes courantes d’Hypnose : l’Hypnose classique (ou “traditionnelle”), l’Hypnose Ericksonienne et l’Hypnose Humaniste.

Définitions :

Hypnose éricksonienne

Plus “rusée” ou “stratégique” que l’Hypnose Classique, cette forme d’hypnose tire son nom du psychiatre américain Milton Erickson (1901-1980). On dit d’ailleurs qu’Erickson était “artfully vague”, ce qui est difficile à traduire, “art” signifiant “habile, adroit, rusé”… Cette pratique dérive de l’observation des techniques thérapeutiques d’Erickson, souvent hors hypnose. On parle ainsi souvent d’approche éricksonienne, au sens large. Erickson, pour sa pratique de l’Hypnose, étant lui-même resté essentiellement “classique” dans son approche.

Ernest Rossi et Jeffrey Zeig ont mis en évidence l’esprit dans lequel Milton Erickson pratiquait la thérapie. Jay Haley a centré son étude sur l’aspect interactionnel, voire presque systémique. Bandler et Grinder ont utilisé la Grammaire Transformationnelle pour repérer les spécificités de langage d’Erickson… Lockert a décrit les séries de processus mis en place inconsciemment par Erickson, dérivés de la Psychologie Sociale… Les observateurs d’Erickson ont ainsi réuni l’ensemble des techniques de ce que l’on appelle aujourd’hui “Hypnose Ericksonienne”.

Au sens strict, l’approche reste “sans théorie”, comme le voulait Erickson. Des principes dictent l’action du thérapeute, qui improvise la séance de soin, avec beaucoup d’anecdotes personnelles et de prescriptions de tâche. La partie “hypnose”, quand il y en a une, est très semblable à l’Hypnose Classique, hormis le fait qu’elle puisse incorporer les “ruses” du thérapeute (noeuds psychologiques découverts et activés par le thérapeute pour pousser l’Inconscient dans la direction voulue).

On dit que le seul véritable éricksonien était Milton Erickson, ce qui est certainement vrai. Erickson était plus une sorte de “manipulateur de nos automatismes” qu’un psychothérapeute, dans le sens auquel on l’entend aujourd’hui. Il avait l’art de provoquer les réactions adéquates pour orienter une personne vers l’arrêt de son symptôme – et les exemples d’applications de sa manière de pratiquer sont nombreux, bien que restreints à des domaines essentiellement “mécaniques” (énurésie, troubles obsessionnels, phobies, anesthésies, sexologie, etc.).

Erickson se désintéressait totalement de la “psychologie”, au sens qu’on lui donne en Psychologie, en Psychothérapie ou en Psychanalyse. Il réprouvait même souvent, et violemment, les théories psychologiques et les autres formes de psychothérapie, comme la Psychanalyse, la Gestalt, l’Analyse Transactionelle, etc Il considérait même publiquement leurs praticiens comme “des charlatans”… Mais, prônant le fait que “chaque personne est unique et ne peut rentrer dans aucune théorie” (ce que disent aussi les autres approches, soit dit en passant), il était d’une ruse incomparable pour pousser une personne à faire ce qu’il lui semblait bon pour elle. Il savait jouer sur les réactions naturelles et utilisait avec talent le contexte et les attentes des personnes.

Par ailleurs, sa pratique de l’Hypnose était traditionnelle, essentiellement “classique” donc très directe (voir définition ci-dessus).

Bien qu’il reste peut-être des puristes essayant d’imiter avec plus ou moins de succès le « maître », chacun des élèves d’Erickson a créé sa propre manière d’utiliser les outils éricksoniens : Palo Alto et la systémique, Jay Haley et la thérapie familiale ou ordalique, Daniel Araoz, David Calof, William O’Hanlon et la Nouvelle Hypnose, etc.

C’est donc en réunissant les spécificités d’Erickson que s’est créée l’Hypnose qui porte son nom, même si lui-même n’a jamais pratiqué l’hypnose “éricksonienne” comme on le fait aujourd’hui. Et c’est cette base technique qui a été améliorée et augmentée, jusqu’à devenir la “Nouvelle Hypnose” actuelle.

Hypnose humaniste

Se plaçant à l’opposé des autres formes d’Hypnose, l’Hypnose Humaniste (Lockert, 2001) propose à la personne d’inverser l’induction hypnotique habituelle – non plus pour “endormir” la personne, la dissocier ou l’isoler du monde, mais bien pour la reconnecter, à elle-même et aux autres, à l’associer ou l’éveiller davantage. On parle alors d’Etat Augmenté de Conscience, avec les mêmes caractéristiques que l’Hypnose ordinaire, mais sans perte de conscience ni manipulation de la part du thérapeute (même “thérapeutique”).

En un sens, l’Hypnose Humaniste revient aux sources millénaires des premiers thérapeutes et aide la personne à se reconnecter à elle-même aux courants naturels de la Vie. Les inductions hypnotiques, dites “en ouverture”, sont donc “inversées” – c’est-à-dire qu’elles tendent à modifier l’Etat Ordinaire de Conscience de la personne par augmentation de la conscience, plutôt que par diminution de la conscience – ce qui permet à la personne d’accéder elle-même à son Inconscient. Le thérapeute n’est alors plus qu’un guide, une main secourable sur le chemin personnel de la guérison.

L’Hypnose Humaniste se base sur les connaissances modernes de la psychologie, de la symbologie, de la physique, du cerveau et de l’esprit humain. Elle offre également une cosmologie complète, qui dépasse le cadre de la simple psychologie. Tout cela permet à l’hypnothérapeute humaniste de traiter des troubles psychologiques et physiologiques qui seraient autrement hors du domaine habituel de l’Hypnose.

Grâce à sa technique hypnotique très spécifique, l’Hypnose Humaniste est directe et non-camouflée (aucune suggestions à l’Inconscient ni aucune manipulation subliminale de la part du thérapeute), tout en offrant une structure théorique et pratique solide, dans un esprit moderne qui englobe et dépasse la vision de la Nouvelle Hypnose.

L’Hypnose Humaniste cherche à combler la fracture originelle qui existe entre le conscient et l’Inconscient et ainsi à réunifier la personne en elle-même, l’aider à devenir “Un-Consciente”, au moins le temps du travail thérapeutique (puisque, même en Hypnose Humaniste, l’état modifié de conscience n’est qu’un état ponctuel, lié à l’hypnose, donc qui n’existe que pour la durée du travail thérapeutique). Cela permet un travail “en Conscience” sur les blessures inconscientes – où le thérapeute n’est donc qu’un guide, qui aide la personne à comprendre, guérir et grandir.

L’Hypnose Humaniste possède un modèle philosophique de compréhension des troubles humains (proche de la vision jungienne), les moyens d’y remédier et toutes les techniques nécessaires à cela. Elle se place ainsi parmi les thérapies européennes (alors que l’Hypnose Ericksonienne, la Nouvelle Hypnose, comme la PNL, reposent sur un modèle américain). Le Sens des choses y est important, comme la connaissance de soi et le fait de grandir humainement.

L’Hypnose Humaniste fait partie des approches “transpersonnelles” et propose de fait (au thérapeute et éventuellement aux personnes qui le désirent) une véritable façon de vivre qui la font dépasser du cadre strict des approches thérapeutiques.

Par son acceptation de l’aspect spirituel de la vie et sa préoccupation du système global dans lequel nous vivons (écologie), l’Hypnose Humaniste est une « Hypnose pour Nous »

Hypnose classique

C’est la première manière de pratiquer l’Hypnose et la plus simple. On devrait juste l’appeler “Hypnose”, car elle n’est “Classique” que pour nous, près de 180 ans après…
L’Hypnose Classique se caractérise par sa simplicité et l’aspect possiblement autoritaire et directif de l’hypnotiseur. C’est une Hypnose dont les techniques sont utilisées dans toutes les formes d’Hypnose dissociantes (Ericksonienne ou Nouvelle), bien qu’on l’utilise telle quelle surtout dans ses applications médicales ou psychosomatiques, parfois analytiques, et bien sûr dans ce que l’on voit en spectacle (music-hall).

Attention d’ailleurs à ne pas mélanger l’outil et l’utilisation : ce n’est pas parce que l’Hypnose “Classique” est utilisée en spectacle qu’elle n’est faite que pour le spectacle : l’Hypnose Classique existe depuis près de deux siècles et possède plus de techniques que toutes les autres formes d’Hypnose. Chaque hypnothérapeute fait de la synchronisation (préconisée par Mesmer, dès 1750), utilise en permanence les suggestions directes et directes camouflées, les suggestions indirectes (décrites dès 1843 par James Braid), fait des métaphores (utilisées dès les débuts de l’Hypnose au XIXème siècle), des métaphores ouvertes (“rêves éveillés dirigés”, Desoille, 1938), produit des régressions hypnotiques (Janet, 1910) et même des ancrages pour cela (“pont affectif”, Watkins, 1978), etc. Que de techniques venues de l’Hypnose “Classique” et utilisées au quotidien par les hypnothérapeutes, y compris “éricksoniens” ou de Nouvelle Hypnose…

Milton Erickson lui-même a bien entendu pratiqué l’Hypnose (“Classique”) toute sa vie, y compris de manière directe et souvent en position dominante (ce que ne font pas tous les hypnothérapeutes, mêmes “classiques”), ce que l’on reconnait aisément dans la plupart de ses thérapies et démonstrations. Tout bon praticien de l’Hypnose thérapeutique connaît et pratique donc les techniques de l’Hypnose dite Classique.

En pratique, les hypnothérapeutes modernes n’utilisent pas seulement l’Hypnose Classique. On mélange habituellement avec les techniques issues de l’Hypnose Ericksonienne puis de la Nouvele Hypnose. On appelle cela de l’Hypnose “semi-traditionnelle” (Weitzenhoffer, 1989).

Contact :

Marie-Thérèse Pontier

Sur RDV au

06 89 89 49 01